La participation au concours Francophonie 2013 avait été proposée, entre autres activités complémentaires facultatives, aux étudiants de troisième année qui suivaient un cours de langue française (Υ-ΓΛΩ-16) au sein du Département de Langue et Littérature françaises de l’Université Aristote de Thessalonique.
Les principes de la pédagogie dite « du projet » ont été scrupuleusement respectés : sans aide aucune de la part de leur professeur, un groupe d’étudiants ont élaboré seuls un projet qui les intéressait et l’ont réalisé en se partageant les tâches.
L’un de ces étudiants témoigne :
Όταν μάθαμε για τον Διαγωνισμό Γαλλοφωνίας, κατενθου-σιαστήκαμε ! Αμέσως αρχίσαμε να προτείνουμε πράγματα που θα θέλαμε να κάνουμε !
Λόγω του ότι μία πολύ καλή φίλη ασχολείται με κάμερες μοντάζ, φωτογραφία κτλ., το είχαμε από την αρχή σίγουρο ότι το τελικό αποτέλεσμα θα είναι βίντεο με μια ηχογραφημένη αφήγηση.Τυχαία στο Ίντερνετ σε ένα μπλογκ βρήκαμε την ιστορία του Ρομπέν… και αμέσως την αγαπήσαμε ! Θεωρήσαμε το γεγονός αυτό πολύ ξεχωριστό και αξιοσημείωτο !
Μερικοί γέμισαν το θρύλο με φιλοσοφικές σκέψεις, άλλοι πλάσανε τις ιστορίες και τους χαρακτήρες.Άτομα από τις παρέες μας προθυμοποιήθηκαν να μας βοηθήσουν. Έτσι γρήγορα γρήγορα βρήκαμε και τους ηθοποιούς μας.
Το πρότζεκτ μας είχε αρχίσει πλέον να παίρνει σάρκα και οστά !
Τα γυρίσματα ήταν κουραστικά αλλά σούπερ διασκεδαστικά !!! Γελάσαμε πολύ, αλλά και λερωθήκαμε αρκετά καθώς οι περισσότερες σκηνές γυρίστηκαν σε πραγματικές δημόσιες τουαλέτες !Με την μεγάλη στήριξη του καθηγητή μας, που έτρεξε τελικά και αυτός για λεπτομέρειες τελευταία στιγμή, το cd με την ταινιούλα μας βγήκε από τον υπολογιστή έτοιμο να σταλθεί στο διαγωνισμό !
Comme aucune directive ne leur avait été donnée, c’est sur la seule base des contenus du document « Θέμα του διαγονισμού » téléchargé sur la Toile que les étudiants ont travaillé. Ils ont trouvé leur inspiration – et le sujet de leur vidéo – à la lecture de trois histoires vraies découvertes sur les sites russe, anglais et grec suivants : http://en.rian.ru [1], http://www.bbc.co.uk [2] et http://forum.saloniki.org [3].
Les étudiants se sont finalement moins attardés qu’attendu par leur enseignant – c’est le risque que ce dernier accepte de prendre en choisissant de mettre en œuvre une pédagogie du projet ! – sur la richesse sémantique des expressions à intégrer dans leur production et se sont plus concentrés sur les travaux de juxtaposition, de transposition et d’adaptation à l’écran de leurs trois histoires.
Au fil de leurs rencontres régulières, les étudiants ont développé, outre leur compétence de communication en français (lecture du règlement du concours, recherches sur Internet, rédaction et lecture du texte en voix off, prise en compte des traits culturels francophones du concours, peut-être aussi du jury, etc.), les compétences « générales » (sociales, actionnelles) mises à l’honneur dans le Cadre européen de référence pour les Langues : autonomie, sens des responsabilités, initiative, ponctualité, respect de consignes, créativité, perfectionnisme, persévérance, capacité d’enthousiasme, esprit de collaboration, découverte et respect de l’Autre, etc. Le français ne constituait pas un objet d’apprentissage au sens traditionnel du terme : il a été utilisé en tant que moyen, qu’outil de communication pour la réalisation de tâches qui n’étaient pas tristement scolaires, de tâches dont la finalité – gagner un concours ! – était résolument sociale.
Pédagogie et didactique – pédagogie du projet et approche actionnelle, donc – se sont rejointes ici pour le plus grand plaisir des étudiants qui ont participé au projet et, espèrent-ils, pour celui des gens qui ont visionné leur production.

Remise du Grand Prix de la Francophonie
à Kalliopi GOULIDOU, Stavroula ZIKOPOULOU, Fay KAVAZI, Sotiris KIRTSOPOULOS, Asimina MIGNOT-KARATHANOU, Hélène GÉORGIADOU, Georges ELEFTHÉRIADIS, Catherine GANDA, Danaï GÉORGIADOU & Olivier DELHAYE